On parle de nous…À Quimper, l’association Loisirs Pluriel confrontée à la pénurie d’animateurs
Lecture : 2 minutes.
Le Réseau Loisirs Pluriel gère des centres de loisirs qui accueillent des jeunes en situation de handicap nécessitant un accompagnement plus important. La pénurie d’animateurs est d’autant plus durement ressentie.

La réglementation dans les centres de loisirs impose un animateur pour huit enfants âgés de moins de 6 ans et un animateur pour douze enfants âgés de plus de 6 ans. « Chez Loisirs Pluriel, il y a un adulte pour trois enfants ou adolescents, parfois un animateur pour un enfant selon les besoins spécifiques. Aujourd’hui, nous avions neuf adultes pour treize enfants, cinq étant personnellement accompagnés », souligne Laura Dahyot, déléguée Bretagne du réseau.
L’association Loisirs Pluriel de Quimper fait partie des 17 associations du réseau national. Elle fonctionne de manière indépendante. « Nous proposons un accueil mixte d’enfants et adolescents avec ou sans handicap, précise Charlotte Le Régent, directrice de l’association quimpéroise. Nous avons un agrément pour 24 enfants ici à l’école Léon-Goraguer du Moulin-Vert ou nous accueillons les 3-12 ans les mercredis toute la journée et pendant les vacances. Il y a un autre site à Quimper pour les ados ».
Des familles impactées
« Comme dans de nombreuses structures d’accueil loisirs, la pénurie d’animateurs se fait gravement ressentir, continue Laura Dahyot. Ces difficultés de recrutement ont des conséquences d’autant plus catastrophiques que l’association est très souvent la seule solution de répit pour des familles déjà lourdement impactées par le handicap ». Or l’association a dû refuser deux enfants récemment. « Des familles ont pris des jours de vacances faute de solution pour leur enfant », souligne Laure Dahyot. La situation est d’autant plus tendue qu’il y a une liste d’attente pour accéder à Loisirs Pluriel qui est sollicité par des familles venant de toute la Cornouaille.
Rémunération trop faible
Pour faire face, l’association fait appel comme les autres centres de loisirs, outre aux titulaires d’un Bafa, à des stagiaires, des jeunes en service civique, parfois des bénévoles. « Nous avons des jeunes en contrat d’engagement éducatif que nous rémunérons 55 € par jour (le minimum légal est de 22 € par jour). Nous voulons alerter sur la précarité de ces animateurs. Nous avons très peu de candidatures. La revalorisation est urgente ».
En attendant l’association quimpéroise lance un appel aux personnes intéressées (étudiants, adultes en reconversion).
Publié le 05 novembre 2021 à 08h00 dans Le Télégramme

Autres actualités